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Trance

Après 127 heures, Danny Boyle nous revient avec un thriller qui s’intéresse, comme souvent chez le cinéaste britannique, à des hommes soumis à des situations psychologiques extrêmes. Dommage alors que cette plongée dans l’inconscient et les souvenirs enfouis soit si maladroite, complexe en surface mais finalement assez creuse.

Synopsis : Commissaire-priseur, Simon participe au vol d’un tableau célèbre. Après un violent coup sur la tête, Simon n’a plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau.

Trance - critiqueIl peut être douloureux d’imaginer à quel point Trance aurait pu être un bon film. Après Steven Soderbergh dans Effets secondaires, c’est Danny Boyle qui s’intéresse aux manipulations psychologiques, avec au bout du compte toujours la même question essentielle : qui manipule qui?

En jouant avec l’hypnose et la mémoire, en faisant de la boîte crânienne la prison de souvenirs cruciaux, le réalisateur britannique semble avoir voulu faire du cerveau de Simon le terrain de jeu principal de son intrigue. Malheureusement, le film ne réussit pas complètement son pari : certes le spectateur avance à l’aveuglette, mais le puzzle s’emboîte plutôt mal et l’esprit de Simon n’est que bloqué ou débloqué, jamais vraiment flottant, sauf peut-être quand le film s’emmêle les pinceaux en compliquant artificiellement le jeu un peu trop simpliste du « ce n’est pas vrai, ça s’est passé dans ta tête. »

Comme si Danny Boyle, incapable de se perdre dans les méandres d’une conscience, essayait de cacher son impuissance par une structure narrative alambiquée. Malheureusement, on progresse peu dans ce thriller faussement labyrinthique et il faut attendre la fin pour qu’on nous donne en bloc les clés pour comprendre les motivations de chacun.

Les révélations finales s’avèrent bien décevantes. L’histoire de Trance, une fois remise dans l’ordre, nous apparaît aussi improbable que bidon. De thriller psychologique, le film se transforme finalement en un mélodrame grotesque avec vengeance extravagante et instinct meurtrier sorti de nulle part.

On retient cependant une idée passionnante qui n’est pas sans rappeler l' »Inception » de Christopher Nolan, et on apprécie l’ambigüité des trois personnages principaux. C’est sans doute là que Boyle réussit le mieux son coup : le spectateur ne sait jamais lequel est le héros, lequel est bon ou mauvais. Derrière les faux-semblants, chacun est seul et corrompu, aucune cause n’est juste, personne n’est à sauver, ce qui laisse au film une grande liberté de manœuvre pour se dénouer.

Tout ceci ne sauve malheureusement pas un scénario prometteur mais très mal construit : la manipulation est ici un jeu de masques grossier aux enjeux grand-guignolesques.

Note : 4/10

Trance
Un film de Danny Boyle avec James McAvoy, Rosario Dawson et Vincent Cassel
Thriller – Royaume-Uni – 1h35 – Sorti le 8 mai 2013

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Mariage à l’anglaise

Premier film pour Dan Mazer, le complice de Sacha Baron Cohen qui l’a aidé à écrire les scénarios de Borat, Brüno et Ali G. Drôle et bien mené, Mariage à l’anglaise surprend par sa façon de respecter les codes du genre tout en s’en affranchissant finalement. La trame est un peu trop connue et pourtant, le conte de fée prend du plomb dans l’aile.

Synopsis : Le mariage de Nat et Josh est idyllique, même si personne ne croit qu’il pourra durer. Surtout quand l’ex-petite amie de Josh et le charmant client américain de Nat s’en mêlent…

Mariage à l'anglaise - critiqueCe qui est intéressant dans Mariage à l’anglaise, c’est cette façon de prendre (a priori) la comédie romantique à l’envers. Certes on est très proche du canevas classique d’une comédie avec Hugh Grant, mais les interrogations seraient plutôt celles d’un Judd Apatow, décrivant tous ces petits riens qui peuvent faire de la vie de couple un enfer.

De fait, le film de Dan Mazer se positionne à mi-chemin entre 4 mariages et un enterrement et 40 ans mode d’emploi, révélant cependant une progression narrative qui n’appartient qu’à lui.

[Mieux vaut avoir vu le film pour lire la suite de la critique].
Signe des temps, la finalité de la comédie romantique n’est peut-être plus vraiment de se rendre compte qu’on s’aime, mais plutôt de se rendre compte qu’on ne s’aime pas. L’horizon n’est pas « ils s’aimèrent et vécurent heureux » mais « ils se séparèrent et vécurent heureux ». Le mariage n’est pas forcément amené à durer, tenir un an devient un exploit, le briser est une porte de sortie vers le bonheur.

Aujourd’hui, il est possible de lutter pour son couple, mais aussi d’accepter qu’on s’est trompés. Mariage à l’anglaise montre finalement quelque chose d’un peu gênant : chacun reste dans sa case, les cadres à la plastique parfaite finissent ensemble, tout comme ceux qui ont une vie moins construite, artistes et bénévoles, moins beaux mais plus charmants, moins classes mais plus naturels et plus vivants.

La dernière image du film oppose bien ces deux modèles de vie : chaque spectateur a sans doute son couple idéal (ou l’envers des deux médailles, représenté par les deux couples de parents), d’une part la réussite, l’élégance, le raffinement, la rigidité et la prétention, de l’autre la sincérité, l’innocence, la chaleur, le ridicule et la désinvolture.

Alors, le mélange des mondes est un échec, chacun reste là où il est. Plus qu’un programme malheureux, il s’agit d’un constat réaliste, peut-être embarrassant.

Tout ceci n’empêche pas le film d’être parfois franchement drôle, certaines séquences sont particulièrement bien écrites, bien jouées et bien rythmées, on pense à la scène des colombes, à celle de la soirée de travail de Nat ou à celle du cadre photo numérique.

On regrette cependant que tous les personnages ne soient pas traités avec le même soin : Guy est franchement fade en monsieur parfait insupportable, Chloe ne trouve que peu de scènes pour se démarquer vraiment.

Navigant entre les clichés et les gags bien menés, Mariage à l’anglaise dit beaucoup sur notre temps. Il est sans doute de plus en plus difficile pour un couple de surmonter les épreuves qui l’attendent. Et pour des êtres aux ambitions différentes de garder intacts leurs sentiments.

Note : 6/10

Mariage à l’anglaise (titre original : I Give It A Year)
Un film de Dan Mazer avec Rose Byrne, Rafe Spall, Simon Baker et Anna Faris
Comédie, Romance – Royaume-Uni – 1h37 – Sorti le 10 avril 2013
Grand Prix du Festival de la Comédie de l’Alpe d’Huez

Quartet

Petit événement : Dustin Hoffman réalise son premier film à 75 ans. Malheureusement, Quartet est une comédie engoncée, aussi insolente que la mère-grand des contes de fée. L’entreprise est trop sage, elle manque d’audace et d’impertinence. Beaucoup de bons sentiments et finalement peu d’émotion.

Synopsis : Dans une maison de retraite pour musiciens et chanteurs d’opéra, l’arrivée de la diva Jean Horton perturbe les pensionnaires, surtout son ex-mari qu’elle n’a pas vu depuis 15 ans.

Quartet - critiqueQuartet est un film sur une maison de retraite accueillant des vieux musiciens et chanteurs d’opéra, réalisé par Dustin Hoffman, 75 ans. Tout cela semble annoncer quelque chose de très policé, et malheureusement, c’est effectivement le cas.

Certes, Quartet nous dit qu’il n’y a pas d’âge pour tomber amoureux, pour pardonner, pour renaître, pour chanter, pour profiter de la vie, et pour mettre en scène son premier long métrage. Mais le feel good movie sent fort la naphtaline, non pas par son sujet guindé ou par son vénérable casting, mais par la raideur de son scénario et la mollesse de sa mise en scène.

Dustin Hoffman ne prend aucun risque, il semble faire ses gammes dans une comédie « so british » d’un classique à tomber par terre (et rester grabataire). On rit avec un dentier.

L’intrigue est souvent forcée et maladroite : les personnages changent d’avis radicalement, et trop vite. Il suffit d’une nuit à Reginald pour pardonner ce qu’il pensait impardonnable, et d’une autre nuit à Jean pour envisager ce qu’elle disait inenvisageable.

On sent les efforts d’Hoffman pour donner du souffle à son film : chaque scène dans le quotidien de Beecham House est un joyeux bordel, les dialogues fusent et l’énergie déborde, à l’opposé de l’idée qu’on se fait généralement d’une maison de retraite. Pourtant, cet enthousiasme ne paraît pas toujours naturel, et on comprend trop bien la volonté du réalisateur de donner une seconde jeunesse à ses personnages. De même, on est peu convaincu par l’acte de transmission de l’ancienne à la jeune génération, montré de façon trop illustrative.

Malgré les meilleures intentions qui soient, Quartet est trop académique, donc poussiéreux. C’est lors du générique de fin que Dustin Hoffman s’approche le plus de son objectif, quand des vieilles photos nous montrent les acteurs du film au sommet de leur gloire. Alors, l’émotion nous effleure : certes ils sont encore capables de porter une œuvre de cinéma avec talent, mais personne ne peut rien contre les ravages du temps.

Note : 3/10

Quartet
Un film de Dustin Hoffman avec Maggie Smith, Tom Courtenay, Billy Connolly, Pauline Collins, Michael Gambon et Sheridan Smith
Comédie – Royaume-Uni – 1h38 – Sorti le 3 avril 2013

Anna Karenine

Après Jane Austen et Ian McEwan, le réalisateur britannique Joe Wright décide cette fois d’adapter au cinéma Léon Tolstoï, toujours avec Keira Knightley dans le rôle principal. Si ses films ne manquent généralement pas d’ampleur, Anna Karenine est sans doute sa fresque la plus ambitieuse. La mise en scène, formidable et monumentale, enthousiasme le spectateur mais relègue parfois la romance et les personnages au second plan.

Synopsis : Russie, 1974. Lors d’un voyage à Moscou pour sauver le ménage de son frère, Anna Karenine, femme mariée et respectée, rencontre Vronski. Celui-ci la subjugue immédiatement.

Anna Karenine - critiqueAprès Orgueil et Préjugés et Reviens-moi, Joe Wright dirige une nouvelle fois Keira Knightley dans une romance en costumes adaptée d’une oeuvre littéraire. Les périodes portées à l’écran changent par contre du tout au tout : après la fin du XVIIIème siècle de Jane Austen et la seconde guerre mondiale, c’est le XIXème siècle russe qui offre au jeune réalisateur britannique l’écrin à son nouveau drame romantique.

Ce qui surprend tout de suite dans son Anna Karenine, c’est l’ambition folle de la mise en scène. A mi-chemin entre les dispositifs du cinéma et ceux du théâtre, Joe Wright ne cherche pas à donner l’illusion du réel. Au contraire, tout se passe toujours sur une scène de théâtre et nous sommes amenés à voir les changements de décor en même temps que la délimitation (toujours floue) entre le spectacle et la fiction. Les artifices dévoilés sont eux-mêmes créés de toute pièce : il ne s’agit pas de nous montrer les vraies coulisses du film, mais plutôt des procédés de mise en scène eux-mêmes fictifs. L’illusion n’est plus celle de l’intrigue mais bien celle du décor : on nous fait croire qu’on assiste à la mise en place des costumes et des paysages, mais tout cela est déjà faux, entièrement fabriqué, et on imagine à quel point cette mise en scène de mise en scène a dû être complexe à filmer.

Quelques séquences suffisent à donner le vertige : un décor chasse le suivant, un personnage passe d’un salon à une gare en un surprenant mouvement de caméra, les plans séquence fusionnent des scènes très différentes les unes des autres. D’une certaine manière, Joe Wright invente le plan multi-séquences : il s’agit de tout relier dans un même mouvement, de coller tous les lieux et les moments de l’intrigue en un vaste ensemble tentaculaire.

Le procédé est profondément enthousiasmant, extrêmement ambitieux, grandiloquent et assez déconcertant. On en prend plein la vue, jetés dans une sorte de manège tournoyant de scène en scène. A force, non pas de révéler, mais d’inventer les dessous du spectacle, Joe Wright nous distrait de l’histoire d’amour, portant notre intérêt sur les multiples niveaux de mise en scène. Celle de Joe Wright certes, celle de ce théâtre imaginaire qu’il met en place, celle que créent les bienséances, celle qu’imposent les regards (les indignations et commérages prennent une grande part dans le film, que ce soit dans des séquences de bal, de soirée, ou de manière encore plus claire, dans l’enceinte même d’un théâtre), celle enfin, plus métaphysique, qui se cache en toute existence, et que Shakespeare avait dévoilé dans sa célèbre formule : « Le monde entier est un théâtre, Et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles. »

Anna Karenine version 2012 semble être un commentaire moral de cette inquiétante réplique. Le film montre la société et le destin jouer avec les vies de ses personnages. Derrière ces forces toutes-puissantes, c’est Joe Wright lui-même qui joue avec ces existences morcelées, déchirées, assemblées, recollées grâce à des mouvements de caméra dignes de Darren Aronofsky.

Des existences morcelées grâce à la caméra de Joe Wright

Certaines séquences sont sublimes, notamment (et c’est déjà dans une séquence de danse que le cinéaste nous avait totalement convaincu dans son Orgueil et Préjugés) la scène du bal, exquise, poétique, virevoltante. Le mouvement des deux futurs amants stoppe celui de tous les autres danseurs, figés dans leurs existences de porcelaine tandis qu’à leurs côtés, l’amour naît, capable tout autant d’arrêter le temps que de le faire reprendre, que de contaminer les autres figurants du drame et de leur donner vie. On a sans doute affaire là à l’un des plus beaux moments de cinéma de 2012.

Dommage alors que tout ce procédé finisse par s’épuiser, victime de sa propre lourdeur, de sa folle complexité. A force d’observer la réalisation en même temps que l’intrigue, le spectateur finit par perdre de vue les personnages, devenus les marionnettes d’un sort clairement écrit d’avance. Quand le dernier plan du film réintègre le faux théâtre à la fiction (ou bien laisse la fiction envahir le dehors de la scène de théâtre), il est déjà trop tard. Le sort d’Anna Karenine nous est un peu indifférent. La société est un théâtre, il n’est pas facile de s’en libérer, et Joe Wright n’arrive pas à orchestrer l’évasion d’Anna Karenine. Elle reste là, prise au piège de ce spectacle dans le spectacle dans le spectacle. Il y avait trop de niveaux narratifs à faire tomber, trop de rideaux à déchirer.

Note : 7/10

Anna Karenine (titre original : Anna Karenina)
Un film de Joe Wright avec Keira Knightley, Jude Law et Aaron Taylor-Johnson
Romance, Drame – Royaume-Uni – 2h11 – Sorti le 5 décembre 2012

Touristes

En 2012 sont sortis au cinéma Kill List et Touristes. Le point commun de ces deux films? Ben Wheatley, un jeune réalisateur britannique très prometteur. Touristes est un road trip barré, un film de serial killer déguisé en comédie sociale, une petite pépite inattendue. C’est aussi le portrait malade d’une société fatalement individualiste et d’un idéal de vie riquiqui.

Synopsis : Tina vit seule avec une mère très envahissante. Chris décide de lui faire découvrir l’Angleterre à bord de sa caravane. Mais très vite, ces « vacances de rêve » dégénèrent…

Touristes - critiqueSous ses apparences de petit film barjot, Touristes a tout pour marquer durablement le spectateur. A mi-chemin entre la comédie d’humour noir, la romance déglinguée et le thriller miteux, le film de Ben Wheatley mélange les genres et s’aventure partout.

Les inquiétantes premières scènes dans une famille névrosée, l’attention du scénario pour les petits moments anodins du quotidien, enfin la mise en scène naturaliste, caméra à l’épaule, lumière crue, personnages médiocres, rappellent le drame social britannique. Quand le film disjoncte, à la grande surprise du spectateur non averti, quand l’intrigue glisse doucement de la folie douce d’antihéros ordinaires à la folie épicée d’amoureux imprévisibles, alors on frôle le film d’horreur.

Dans Touristes, Ken Loach rencontre Quentin Tarantino, et le mélange des deux est méchamment explosif. Tina & Chris, c’est la version détraquée de Bonnie & Clyde : ils ne sont pas beaux, ils ne sont pas sexys, ils n’ont pas d’ambition, la liberté qu’ils essaient d’atteindre est une liberté toute petite, toute ridicule, toute étouffante. Tina & Chris sont mesquins, jaloux, menteurs, misanthropes (et très attachants, surtout Tina, magnifiquement interprétée par Alice Lowe). Ils ne fuient pas la société, ils ne fuient pas pour s’affranchir d’une vie misérable : ils veulent juste visiter l’Angleterre tranquillement, ils ne sont que des touristes. Dans une semaine, ils rentreront sereinement chez eux.

Mais comme les amoureux hors-la-loi des grands road trips du cinéma américain, comme dans Bonnie & Clyde, La Balade sauvage, Sailor & Lula ou True Romance, ils essaient de construire une utopie à deux, ne reculant devant rien pour supprimer tout ce qui pourrait déranger leur idéal. Et tant pis s’il s’agit simplement de passer de bonnes vacances : n’est-ce pas finalement l’idéal le plus répandu dans une société du travail et de la consommation qui a perdu tout sens de l’engagement?

Dans une existence absurde où rien n’est plus important que de pouvoir profiter d’un repas au restaurant, d’une visite touristique, d’un bon emplacement de camping, des points et réductions que nous avons réussi à acquérir, il est insupportable de se voir gâcher l’un ou l’autre de ces bonheurs cruciaux. Pour quoi sommes-nous prêts à nous battre aujourd’hui? Non plus pour donner un sens à nos vies comme Bonnie & Clyde, mais pour défendre ce sens que nous avons enfin trouvé. Pour passer de bonnes vacances en amoureux. A l’heure de l’individualisme total, il ne s’agit plus de s’émanciper des normes, seulement de s’émanciper des autres, tous ces idiots qui nous gênent à accomplir notre rêve formaté. En 2012, l’essentiel est de croire qu’on s’accomplit et de le faire croire aux autres. En 2012, il n’y a plus rien de plus excitant ni de plus révolté que Tina & Chris.

Ben Wheatley arrive même à toucher par moments un romantisme sincère. Jusqu’à cette fin, plus étourdissante qu’il n’y parait. Certes, Touristes est un film drôle, pervers, méchant. Mais c’est aussi un film d’une grande intelligence et d’une grande sensibilité. Quand l’individualisme est érigé en règle de vie, il s’agit toujours et jusqu’au bout de se libérer des autres, de tous les autres. Quand l’aventure se termine, on sait que tout est bel et bien détraqué.

Note : 8/10

Touristes (titre original : Sightseers)
Un film de Ben Wheatley avec Steve Oram, Alice Lowe et Eileen Davies
Comédie dramatique – Royaume-Uni – 1h29 – Sorti le 26 décembre 2012