Archives de Catégorie: Films de 2006 à 2010

Les films sortis en France entre 2006 et 2010

Transformers 2 : La Revanche

Dans la droite lignée du premier opus, Transformers 2 est un blockbuster à peine regardable avec un scénario encore plus faible et des effets spéciaux encore plus assommants.

Synopsis : Deux ans après ses premières aventures, Sam est une nouvelle fois amené à jouer un rôle crucial dans la guerre qui oppose les Autobots et les Decepticons…

Transformers 2 : La Revanche - critiqueTransformers était un film au scénario plus que léger et à l’action plus qu’omniprésente. Michael Bay a donc décidé, pour Transformers 2, de travailler encore moins le scénario et de mettre encore plus d’action.

Après une introduction avec quelques gags valables, le film est emporté dans un tourbillon de combats apocalyptiques filmés avec une agressivité répétitive qui embrouille les neurones et efface de notre mémoire chaque séquence quand la suivante commence.

Abruti par un tel déchaînement d’images vaines, le spectateur s’ennuie bien vite et devient la victime d’un film lassant et bien trop long.

Note : 1/10

Transformers 2 : La Revanche
Un film de Michael Bay avec Shia LaBeouf, Megan Fox et Josh Duhame
Science-fiction – USA – 2h31 – Sorti le 24 juin 2009
Razzie Awards 2010 du pire film, du pire scénario et du pire réalisateur

Transformers

Ces amusantes figurines que sont les Transformers auraient pu être à l’origine d’un grand blockbuster de qualité. Mais Michael Bay ne laissera jamais la moindre subtilité ou la moindre émotion véritable percer dans l’un de ses films. Systématiquement, le réalisateur d’Armageddon écrase tout début d’histoire par trois tonnes d’actions. Et gâche son sujet.

Synopsis : Sam, un adolescent ordinaire, se retrouve être le seul à pouvoir sauver l’humanité dans la guerre sans merci qui déchire depuis toujours 2 races de robots extraterrestres.

Transformers - critiqueEntre humour lycéen convenu et action survitaminée, Transformers est le stéréotype du pop-corn movie. L’idée de départ est sympathique, les transformations des extraterrestres ravissent notre âme d’enfant et nous rappellent le temps où nous inventions des histoires pour défendre le monde avec nos petites voitures et que nous rêvions de jouets électroniques hypersophistiqués.

Passé cet émerveillement primitif, le spectateur n’aura pas grand chose à se mettre sous la dent : la mise en scène de Michael Bay est toujours aussi indigeste, le scénario n’avance que par poncifs, les personnages sont des vignettes évidentes qui permettent à tout un chacun de s’identifier facilement.

Le film manque souvent de crédibilité, mais jamais autant que quand les robots sont utilisés pour des scènes de comédie. Autant ces aliens-là sont stimulants et assez différents des êtres humains, autant il est difficile de croire à leurs aventures quand ils sont affublés de comportements et de sentiments tout à fait triviaux.

Au final, Transformers ennuie assez vite et finit par ressembler plus à une démonstration technique d’effets spéciaux qu’à une bonne histoire pour nous faire rêver.

Note : 2/10

Transformers
Un film de Michael Bay avec Shia LaBeouf, Megan Fox et Josh Duhamel
Science-fiction – USA – 2h24 – Sorti le 25 juillet 2007

Thirst, Ceci est mon sang

Un film de Park Chan-Wook avec Song Kang-Ho, Kim Ok-vin et Kim Hae-Sook
Fantastique – Corée du Sud – 2h13 – Sorti le 30 septembre 2009
Titre original : Bak-Jwi
Synopsis : Sang-hyun, jeune prêtre coréen, se porte volontaire pour tester un vaccin expérimental. Une transfusion sanguine le transforme en vampire…
Prix du jury au Festival de Cannes 2009.

Thirst, ceci est mon sang - critiqueComme toujours chez Park Chan-Wook, les images sont d’une beauté à couper le souffle. La virtuosité n’éclate pas seulement dans la composition des plans ou dans le choix de la lumière. Le rythme du film, parfaitement maîtrisé, déroute et fascine. Le scénario se ralentit et s’accélère, tourne sur lui-même et suit des trajets sinueux et apparemment impromptus à la manière des montagnes russes.

Le spectateur, sans cesse surpris, se laisse emporté (et parfois mené en bateau) dans cet univers original qui s’approprie le mythe du vampire pour en faire quelque chose de radicalement nouveau.

Toujours une histoire d’amour, mais la victime est loin d’être une jeune femme blanche et innocente, et le vampire est un prêtre qui cherche à donner un sens à sa vie et à faire le bien autour de lui.

L’inversion du mythe n’est cependant pas si simple : la foi est mise à rude épreuve tandis que pureté et perversion deviennent indissociables et finissent par proposer un portrait plutôt juste de l’humanité, menacée par l’absurdité. Le film est alors l’histoire d’un combat, un combat pour retrouver sa part d’humanité, un combat pour ne pas se résigner, un combat pour se prouver qu’on n’est jamais obligés de rien, qu’on peut toujours décider. Le choix est au centre du chemin de croix de ce prêtre qui pourrait se laisser aller à être simplement un vampire.

Et ce combat contre l’état qui nous est imposé n’est pas seulement nécessaire quand on est devenu un monstre. Thirst est alors une parabole sur la responsabilité de l’individu, toujours maître de son parcours, même quand il croit que la société ou la vie ne lui donne pas le choix. La conclusion du film souligne encore le poids fondamental des décisions éthiques auxquelles chaque être humain se doit de faire face.

La narration est parfois embrouillée mais toujours enthousiasmante, les images les plus extraordinaires se succèdent (comme le vampire se nourrissant grâce aux perfusions de patients d’un hôpital) et certaines séquences sont simplement merveilleuses. Quand Sang-hyun saute d’un immeuble à l’autre avec Tae-ju dans ses bras, le choix de la plongée nous permet de partager avec la jeune fille la magie de l’instant.

Thirst donne un sacré coup de jeune aux histoires de vampires. C’est beau, c’est ambigu, c’est drôle, c’est grave et c’est intelligent. C’est incroyable et pourtant parfaitement crédible. C’est du cinéma libre et touffu, et ça fait un bien fou.

Note : 8/10

La Princesse de Montpensier

Un film de Bertrand Tavernier avec Mélanie Thierry, Lambert Wilson, Grégoire Leprince-Ringuet, Gaspard Ulliel et Raphaël Personnaz
Drame, Romance – France – 2h19 – Sorti le 3 novembre 2010
Synopsis : En 1562, Marie aime le duc de Guise, mais elle est contrainte d’épouser le prince de Montpensier. Le duc d’Anjou, futur Henri III, tombe aussi sous son charme…
César 2011 des meilleurs costumes.

Critique de La Princesse de MontpensierLa Princesse de Montpensier tombe corps et âme dans le piège de la reconstitution. Costumes magnifiques, décors grandioses, dialogues ciselés, acteurs prisonniers de leur texte et de l’intrigue, exactitude historique, tout participe à faire du film une accumulation de détails parfaits qui ne prennent jamais vie.

La peinture d’époque est artificielle et engoncée, un vrai souffle romanesque manque à cette histoire d’amours contrariées et impossibles. La princesse de Montpensier elle-même, figée dans la peinture de moeurs, n’arrive jamais à inspirer la sympathie, le spectateur voit les personnages se débattre avec une indifférence qui se mue parfois en ennui.

Pourtant, la nouvelle de Madame de Lafayette est loin d’être inintéressante, elle met en scène les mouvements du coeur avec richesse, conviction et désenchantement. Dans le film de Bertrand Tavernier, on ne sent que la richesse, pompeuse et immobile. Il manque à cette Princesse de Montpensier un parti-pris du réalisateur : ancien, moderne, tragique ou même léger. Cette adaptation-là est simplement scolaire.

Note : 2/10

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