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The Future
Miranda July avait livré un merveilleux premier film, Moi, toi et tous les autres, sur la difficulé de rencontrer les autres et de briser la solitude. The Future évoque les mêmes problématiques, concentrées à l’intérieur du couple. Et le passage du temps, forcément hostile à l’amour. Mais le film ne dit presque rien, la plupart des scènes n’ont aucun intérêt et l’ennui devient abyssal.
Synopsis : Sophie et Jason, la trentaine, vont adopter un chat abandonné. Paniqués à l’idée de perdre leur liberté, ils quittent leur travail et se donnent 30 jours pour accomplir leurs rêves.
Après Moi, toi et tous les autres, Miranda July explore les mêmes thèmes, la solitude, l’angoisse du futur, l’incommunicabilité, dans le couple, entre les générations ou simplement entre les habitants d’une même ville. Dans The Future, tout le monde a besoin de trouver sa place, de combler le vide, d’appartenir à une cause ou à quelqu’un, à l’image de ce chat qui pourrait enfin connaître l’affection qu’il n’a jamais eue.
Sauf que… Qui dit affection, cause à défendre, place à prendre, dit aussi passage du temps. Et quand le temps passe, le présent disparaît, le futur n’arrive jamais, comme s’il était continuellement coincé là, juste devant nous. Quand le temps passe, la mort peut arriver, les secondes chances n’existent pas, plus rien ne peut être changé ou rattrapé. Quand le temps passe, on est plongés dans l’attente, le vide s’étend, le besoin d’un sens se fait de plus en plus pressant.
Sophie et Jason prennent conscience du temps qui s’enfuit quand ils décident d’adopter un chat. Cela les projette dans un futur qu’ils n’avaient jamais vus si proche : la quarantaine, la vieillesse et juste après la fin. Ils ont trente jours pour profiter de la vie, pour réaliser ce qu’ils ont toujours voulu faire. Mais cette génération n’a pas de rêve. Jason et Sophie se débattent pour se créer artificiellement des buts à atteindre. Mais on ne décide pas du jour au lendemain d’avoir des rêves.
Le problème de The Future, c’est que ses personnages n’ont rien à dire. Fantômes d’une vie qu’ils traversent malgré eux, ils n’ont pas d’opinion, pas d’enthousiasme, juste de l’ennui tout autour d’eux. Et leur ennui envahit l’écran, envahit la salle et envahit le spectateur.
Sophie et Jason ne font rien, ils s’agitent vainement dans un quotidien morne que la réalisatrice n’arrive pas à sublimer. Le film semble répéter en boucle la solitude et le vide de l’existence, sans jamais arriver à dépasser ce simple constat.
Miranda July accumule alors des séquences conceptuelles plus proche de l’art vidéo qu’on trouve dans les musées que de la fiction de cinéma. La narration s’effiloche sur ces morceaux de films mis bout à bout et qui disent toujours la même chose. Les idées farfelues saupoudrées ici et là n’arrivent pas à trouver leur cohérence. Et il n’y a rien à faire, on s’ennuie.
The Future, après avoir lessivé complètement le spectateur, reprend un peu sens dans ses vingt dernières minutes : Jason bloque le temps pour bloquer l’irrémédiable. Il refuse le futur, il l’immobilise tant qu’il peut. Mais quand tout se fige, il n’y a plus de vie. The Future trouve alors son propos : c’est l’histoire d’un échec amoureux. D’un amour qui ne peut gagner son combat contre le futur : celui-ci envahit le quotidien du couple jusqu’à le rendre totalement insipide.
L’idée est malheureusement diluée dans ce film poseur et nombriliste qui évoque plus le journal intime maladroit que l’oeuvre d’art. Grosse déception.
Note : 2/10
The Future
Un film de Miranda July avec Miranda July, Hamish Linklater et David Warshofsky
Drame, Romance – USA – 1h31 – Sorti le 17 août 2011
Perceval le Gallois
Perceval le Gallois est une oeuvre de cinéma à part, un film qui se rapproche mystérieusement de celui qu’auraient réalisé nos aïeux du moyen-âge s’ils avaient eu une caméra. Le texte de Chrétien de Troyes est appuyé par un décor du XIIème siècle, sans profondeur, sans perspective, sans proportion. Rohmer signe là l’un de ses films les plus troublants et inventifs.
Synopsis : Au Moyen Age, Perceval, un garçon naïf quitte le château familial et se rend à la cour du roi Arthur pour y être fait chevalier…
Ce qui surprend d’abord (et enchante), c’est la forme. Après La Marquise d’O…, premier film d’époque de Rohmer qui faisait suite à des films très contemporains, le réalisateur continue dans cette veine et remonte même plus loin. Il n’est plus question de fin du XVIIIème siècle mais d’une histoire des chevaliers de la table ronde qui prend place durant le VIème siècle.
En vérité, le film est très ancré dans le XIIème siècle puisqu’il se veut l’adaptation cinématographique fidèle du roman de Chrétien de Troyes Perceval ou le Conte du Graal, écrit vers 1181. Ce n’est pas la réalité du récit (et donc celle du VIème siècle) qui intéresse Rohmer, mais bien celle du roman par lequel on le connaît. Rohmer veut filmer comme l’aurait fait Chrétien de Troyes lui-même, il utilise dans sa représentation toute l’imagerie du XIIème siècle. Tout d’abord, ce qui frappe le plus, ce sont les arbres, stylisés, tellement anciens qu’ils en deviennent post-modernes. Ensuite, les échelles : les châteaux sont à peine plus grands que les hommes. L’absence de perspective est aussi troublante : les paysages sont très clairement des murs peints, les décors sont métaphoriques, les chemins qu’emprunte Perceval sont le plus minimaliste possible, le héros tourne en rond autour de quelques arbres et le spectateur s’imagine sans mal un trajet interminable. Quant au plateau, il est lui-même de forme arrondie, rappelant encore la forme des tableaux moyenâgeux.
Les postures des personnages, leur gestuelle, la position de leurs mains, leurs expressions, tout semble sorti directement d’un imaginaire que nous associons à l’avant-renaissance. Les tableaux du moyen-âge semblent s’animer devant nous, et si tous les artifices sont montrés avec évidence, c’est pour mieux nous plonger dans une époque révolue et non pas dans la vision que nous aurions aujourd’hui de cette époque. On est catapultés dans l’imagerie du XIIème siècle, tout nous paraît étranger comme si nous avions voyagé dans le temps. Et pourtant, cela reste familier, d’une fluidité surprenante, à l’image du texte de Chrétien de Troyes, déclamé en vieux français par les personnages. Et ceux-ci ne disent pas que leurs dialogues : ils se substituent au narrateur pour raconter aussi leurs faits et gestes. Et cet artifice supplémentaire n’est qu’une autre manière de nous rendre l’étrangeté familière. C’est aussi le cas des parties chantées, enchanteresses, qui nous emmènent ailleurs, loin derrière dans notre passé. Le texte nous paraît naturel, les personnages aussi, jamais figés même quand ils se racontent eux-mêmes.
Trois ans après le Sacré Graal des Monty Python dans lequel ceux-ci s’ingéniaient à porter un regard résolument moderne et distancié sur leur histoire, Eric Rohmer fait tout l’inverse : sa mise en scène cherche toujours à respecter l’oeuvre et à faire entrer le spectateur dans l’époque.
Quant au texte en lui-même, entièrement en octosyllabes, au-delà du plaisir qu’il procure, il célèbre la chevalerie, des valeurs anciennes qui n’ont que peu de résonances aujourd’hui. Pourtant, ces valeurs correspondent parfaitement à ce qui intéresse Rohmer : les chemins des coeurs, les comportements des hommes avec les autres hommes, avec les femmes, ce qui est déterminé par leur nature et ce qui est au contraire le fruit de leur éducation.
Ainsi, pour Perceval, l’éducation (ou l’absence d’éducation) joue un rôle crucial. Naïf au début de l’histoire, il devient vite avisé mais à trop suivre les conseils (et notamment le proverbe qui sera le point de départ de Pauline à la plage), il pêche par manque de curiosité. Il aurait pu sauver un roi mais son apparente indifférence, son strict respect de la pudeur qu’il croit deviner chez les autres, le pousse à se taire et à échouer. L’histoire de Perceval est étrange, elle est difficile à cerner aujourd’hui, les codes ne sont plus les mêmes et changent dramatiquement les attitudes humaines, ce qui ne pouvait pas ne pas amuser un moraliste comme Rohmer. L’importance de la parole, de la sincérité, l’importance de respecter ses adversaires plutôt que les railler semblent cependant garder leur pertinence. Mais la vraie réussite du film, c’est l’enchantement qu’il arrive à créer. En réinventant le Moyen-Âge, Rohmer interroge plus que jamais le poids des coutumes, des époques, des traditions. Le poids de la culture et des moeurs. Et essaie, entre le passé et le présent, de retrouver ce qui fait que l’homme est homme.
Note : 8/10
Perceval le Gallois
Un film d’Eric Rohmer avec Fabrice Luchini, André Dussollier, Marc Eyraud et Arielle Dombasle
Drame – France – 2h18 – 1978
Mes meilleures amies
Entre comédie romantique et pétage de câble au féminin, Mes meilleures amies alterne les clichés et les surprises. La célibataire de 30 ans n’a jamais été si proche de s’affranchir des idioties habituelles de la comédie à l’eau de rose made in US. Dommage que Paul Feig n’aie pas le courage d’aller au bout de sa logique.
Synopsis : Annie a la poisse. Son fiancé l’a quittée et son nouvel amant est un goujat. Lorsque sa meilleure amie lui annonce son futur mariage, Annie va connaître l’angoisse d’être la demoiselle d’honneur et de devoir tout organiser…
En 2001 sortait Le Journal de Bridget Jones, un film générationnel qui auscultait l’angoisse de la femme trentenaire des années 2000. En 2011 sort Mes meilleures amies, mettant en scène Annie, la Bridget Jones des années 2010. Alors, qu’est devenue la trentenaire célibataire 10 ans plus tard? Visiblement, elle est moins hypocrite et plus trash. Car Mes meilleures amies, c’est Bridget Jones passée à la moulinette Very Bad Trip.
Et quelque part, ça fait du bien de voir le « film de filles » sortir un peu la tête des niaiseries habituelles et devenir du même coup un film pour les filles… et pour les garçons.
Mes meilleures amies semble donc naviguer entre deux eaux : d’un côté, celles, bien connues, de la comédie romantique avec interrogations existentielles du type « est-ce que j’ai bonne haleine au réveil? » et de l’autre, celles de la comédie vacharde (Judd Apatow est à la production) avec quelques scènes surréalistes.
Le premier ton est toujours aussi énervant, les lieux communs s’accumulent pour que toutes les filles puissent se reconnaître en cette héroïne type (les femmes sont attirées par les salops et font souffrir les gentils garçons, elles conduisent n’importe comment, lisent des magazines people et ont une propension énorme à se ridiculiser en toute occasion). Le second est plus inattendu, plus méchant, et permet quelques séquences bien senties, notamment celle de l’essayage de la robe de mariée, sans conteste la plus drôle et irrévérencieuse du film. Celui-ci trouve toute sa justesse quand il parle de l’amitié, si solide un jour et si fragile le lendemain, ballotée entre les égoïsmes qui s’effacent plus ou moins selon les personnalités et la sincérité de l’amour qu’on porte à l’autre.
On croit un moment que le film va assumer cette impertinence, mais non. Dans les quinze dernières minutes, le réalisateur détruit son édifice : tout s’arrange car tout le monde est gentil. Mieux encore, Mes meilleures amies se fait moralisateur et conseille sans finesse la positive attitude. C’est ainsi qu’Annie pourra retrouver amour, amitié et sérénité. Ici, la happy end est particulièrement hypocrite, et donc particulièrement moche.
Note : 4/10
Mes meilleures amies (titre original : Bridesmaids)
Un film de Paul Feig avec Kristen Wiig, Rose Byrne et Maya Rudolph
Comédie – USA – 2h05 – Sorti le 10 août 2011
Les Bien-aimés
De l’amour léger des sixties à l’amour lourd des nineties, Les Bien-aimés vogue entre l’insouciance de Dans Paris et la gravité de La Belle Personne. Mais pour rendre palpable ces deux tonalités, Christophe Honoré multiplie les intrigues, livrant un film inconsistant et décousu.
Synopsis : Du Paris des sixties au Londres des années 2000, Madeleine, puis sa fille Véra vont et viennent autour des hommes qu’elles aiment. Mais toutes les époques ne permettent pas de vivre l’amour avec légèreté…
Christophe Honoré semble avoir voulu faire une synthèse de ses films précédents dans Les Bien-aimés. La référence la plus directe est celle aux Chansons d’amour, son seul autre film musical. Mais Les Bien-aimés fait se succéder deux époques et deux ambiances qui se sont toujours partagées le cinéma du réalisateur.
Les sixties, leur légèreté amoureuse, leur liberté colorée nous rappellent Dans Paris et Non ma fille tu n’iras pas danser. Au contraire, les nineties et le désespoir amoureux qui les recouvre évoquent plutôt La Belle Personne, et parfois même Ma mère, quand le film se permet des embardées glauques. On retrouve même Homme au bain dans la fascination pour les corps nus, souvent désirables et parfois lugubres.
Ensoleillé dans sa première partie, métallique par la suite, Les Bien-aimés multiplie les pistes, les humeurs, les intrigues et les sujets secondaires. Comme si le réalisateur s’était constamment perdu dans son histoire et avait tenté de la relancer à chaque fois par un nouveau rebondissement, une nouvelle idée, un nouveau sursaut.
Les péripéties s’enchaînent de manière arbitraire et artificielle, entre prostitution, Printemps de Prague, homosexualité, sida, deuil et 11 septembre, entre la France, la République Tchèque, l’Angleterre et le Canada. Honoré va dans toutes les directions en même temps, évoque à peine un mélodrame qu’il en crée déjà un nouveau.
Pour finalement, après une série de digressions sans véritable intérêt, retomber miraculeusement sur ses pieds dans une scène finale d’une grande virtuosité. Malheureusement, on ne sauve pas un film raté dans ses cinq dernières minutes. La conclusion, plutôt floue et très discutable, semble condamner ceux qui laissent à l’être aimé sa liberté. Ceux-là ne seront pas aimés en retour, mais plutôt méprisés (et on pense d’ailleurs au Mépris et au désamour soudain de Brigitte Bardot pour Michel Piccoli).
Sauf que Christophe Honoré confond liberté et mensonge, légèreté et égoïsme. Dans son histoire, où les personnages se trompent à tour de bras, mais aussi dans sa mise en scène, devenue pesante et artificielle. La photographie est parfois élégante et charnelle, parfois maniérée. A trop lorgner vers Xavier Dolan, le réalisateur de Dans Paris perd de sa vitalité au profit d’un esthétisme narcissique qui se ressent notamment lors des parties chantées, mises en image sans idée et sans mouvement. Les mélodies d’Alex Beaupain, toujours identiques, n’ont plus la saveur de celles des Chansons d’amour. Quant aux thématiques, elles s’insèrent mal dans le film, donnant l’impression que le scénario a été construit pour relier entre elles des chansons d’amour déjà écrites.
Le scénario semble avancer au gré du vent et des envies soudaines du réalisateur. Avec pour ligne d’horizon la dualité de l’amour, entre légèreté et gravité. Mais là encore, la liberté de ton se transforme en incohérence. Et le film sonne faux.
Note : 3/10
Les Bien-aimés
Un film de Christophe Honoré avec Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve, Ludivine Sagnier, Louis Garrel, Milos Forman, Paul Schneider, Rasha Bukvic et Michel Delpech
Comédie musicale – France – 2h19 – Sorti le 24 août 2011
La Planète des singes : les origines
On savait depuis 2 mois comment les X-Men étaient devenus des X-Men. On ne savait pas encore comment la planète des hommes était devenue la planète des singes. Voilà qui est maladroitement réparé grâce à ce film qui comble un mystère dont on aurait aimé qu’il reste le territoire de notre imagination. Mieux vaut alors voir cet opus comme un film à part, souvent bâclé, parfois intrigant.
Synopsis : Au cours de ses recherches pour vaincre la maladie d’Alzheimer, un scientifique parvient à faire évoluer un singe nommé Caesar, qui va mener son espèce à dominer le monde.
Faire une sorte de préquel à La Planète des singes pour expliquer comment l’homme, d’espèce dominante, est devenue une espèce dominée, avait tout du piège commercial. Car ce qui rend le film de Franklin J. Schaffner aussi fascinant, c’est qu’on ne sait pas ce qui s’est passé. Les mystères du temps ont enfoui l’histoire et la mémoire s’est perdue, effacée peu à peu par le passage des générations.
Le film de Rupert Wyatt est donc plus intéressant si on le considère indépendamment de l’original, comme une nouvelle oeuvre de cinéma, une oeuvre pré-apocalyptique qui se terminerait en laissant ouvert le champ des possibles. Si on oublie que le film de 1968 est sensé être la suite de ce film-ci, on peut laisser voguer notre imagination bien au-delà d’un générique final qui pose beaucoup de problèmes et laisse peu de réponses.
Le film en lui-même a des atouts et malheureusement, de nombreux défauts. A ranger au rang de ces derniers, la construction bancale du scénario, l’interprétation binaire de James Franco (content / pas content) et la faiblesse des seconds rôles, tous stéréotypés (Tom Felton, alias Drago Malfoy dans Harry Potter, semble avoir gardé son personnage de sorcier, ici dépourvu de pouvoir, perdu chez les Moldus; Freida Pinto est jolie, compréhensive, heureuse, inquiète et courageuse, elle a justement 5 scènes pour prouver ces 5 qualités; quant à David Oyelowo, qui interprète le patron de James Franco, il est la caricature du capitaliste vénal, inconscient jusqu’à l’absurdité).
Les singes sont les meilleurs acteurs du film et Rupert Wyatt semble avoir porté tant d’attention à l’évolution de César (plutôt subtile) qu’il en a bâclé tous les autres éléments du scénario. Pourtant, le potentiel était là. La question d’une autre espèce intelligente comme celle du mystère de l’intelligence sont passionnantes. Et certaines séquences du film sont particulièrement réussies, on pense notamment aux feuilles qui pleuvent des arbres, laissant deviner le déplacement des singes de branche en branche, ou la scène finale sur le Golden Gate Bridge, qui profite de la cinégénie étonnante de San Francisco.
L’autre problématique posée de manière originale est celle de la révolte des plus faibles contre les dominants. La Planète des singes : les origines pourrait alors se lire comme une nouvelle Ferme des animaux dénonçant cette fois les rouages du capitalisme. Les conséquences apocalyptiques des expérimentations des hommes trouvent cependant un traitement plus intelligent et plus déroutant dans l’excellent 28 jours plus tard.
Mais le propos de ce film-ci se trouve peut-être ailleurs : on ne peut pas lutter contre la perte des êtres qui nous sont chers. Les problématiques planétaires sont relayées au second plan, Rupert Wyatt essayant de miser plutôt sur les intrigues affectives, avec plus ou moins de réussite. La Planète des singes : les origines a des choses à dire, et c’est déjà pas mal pour un divertissement issu d’une franchise. Dommage alors que le film soit si inégal.
Note : 4/10
La Planète des singes : les origines (titre original : Rise of the Planet of the Apes)
Un film de Rupert Wyatt avec James Franco, Freida Pinto, John Lithgow et Andy Serkis
Science-fiction – USA – 1h50 – Sorti le 10 août 2011

