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La Liste de Schindler

Récompensé par 7 oscars, La Liste de Schindler est sans doute la représentation cinématographique la plus connue de la Shoah. Certes, Steven Spielberg utilise toutes les ficelles dramatiques de la fiction mais ce faisant, il respecte consciencieusement l’essence de la réalité historique et crée une oeuvre marquante et majeure pour le devoir de mémoire.

Synopsis : 1939, la Pologne est sous le joug nazi. Opportuniste, l’industriel Oskar Schindler suit les troupes allemandes et monte une affaire prospère en recrutant des travailleurs juifs. Mais il ne peut rester indifférent à la sauvagerie du nazisme…

La Liste de Schindler - critiqueLa Liste de Schindler est un film exceptionnel à bien des égards. D’abord, il s’agit d’une fiction réaliste sur la Shoah. Quelque part entre le documentaire (Nuit et Brouillard, Shoah) et la fable (La Vie est belle, Train de vie), la fiction dramatique s’expose à un défi majeur, autant éthique que technique : reconstituer ce qui ne peut pas être imaginé, montrer ce qui ne peut pas être montré. Non pas utiliser le vrai (les archives, les témoignages) pour le faire connaître, non pas utiliser le faux pour créer une métaphore, mais bien utiliser le faux pour montrer le vrai.

Et Steven Spielberg ne fait pas les choses à moitié : il montre, comme le fera plus tard Polanski dans Le Pianiste, l’intérieur d’un ghetto polonais (ici Cracovie), mais il décide aussi de montrer l’intérieur des camps de concentration, il décide de montrer, sous un jour romanesque, l’horreur de l’arrivée dans les camps et de la proximité de la mort. A ce titre, la scène des douches, très polémique, joue avec les peurs les plus profondes du spectateur et essaie de lui communiquer une expérience sensible de la terreur vécue en entrant dans une chambre à gaz, mais aussi de la terreur de ne pas savoir, d’être un animal traqué qui va peut-être mourir, d’une seconde à l’autre. Semi-échec forcément, puisque Spielberg veut nous faire ressentir ce qu’on ne peut pas ressentir, l’enfer sur Terre. Il essaie de nous communiquer une expérience inaccessible, de par sa radicalité et son inhumanité. Semi-réussite aussi puisque l’émotion est vraiment là et que si le spectateur est loin d’avoir ressenti ne serait-ce qu’un centième de la détresse des déportés, il a approché la chose, il a saisi une part de l’inhumanité. Et Steven Spielberg sauve sa séquence du suspense gratuit en montrant, juste après, ceux qui ont été sélectionné dans l’autre file. La caméra suit leur chemin qui se finit irrémédiablement sur les crématoires, sur la mort affreuse symbolisée par la fumée qui sort de la cheminée. Spielberg, contrairement à Claude Lanzmann dans Shoah, ne cherche pas à parler de la mort. Il ne fait pas de faute historique, il montre qu’elle était là, juste à côté, mais il filme d’abord la survie, toutes les occasions de mourir, toutes les morts, et toujours, de moins en moins nombreux, ceux qui survivent à côté.

La Liste de Schindler se concentre sur deux problématiques. La première, c’est la prise de conscience. Oskar Schindler, industriel égoïste, ne comprend pas. Il veut faire du profit, quitte à exploiter des juifs par opportunisme. Bientôt confronté à la réalité de la Shoah, il décide d’agir, d’abord par petites touches, puis complètement, changeant ses desseins pour mettre sa vie au service du sauvetage de quelques juifs. La deuxième problématique, c’est l’individu. L’importance capitale de l’individu. 6 millions de juifs ont été tués, c’est un nombre énorme, une masse derrière laquelle se cachent pourtant 6 millions de destins différents, 6 millions d’individualités, et chacune est une vie humaine, une humanité différente de toutes les autres. « Celui qui sauve une vie sauve l’humanité entière » dit incessamment le film, citant le Talmud. Spielberg utilise sobrement et intelligemment la couleur pour montrer que la prise de conscience de Schindler vient de sa prise de conscience de l’individualité, et donc de l’humanité des victimes. La scène de saccage du ghetto est un grand moment de cinéma, et la petite fille en rouge colore pertinemment le film pour montrer que l’important, plus que tout, c’est l’homme, l’individu.

La complainte finale de Schindler rappelle encore ce motif, essentiel : il aurait peut-être pu sauver dix juifs de plus, cinq juifs de plus, un juif de plus, un seul et ça aurait déjà été une énorme victoire supplémentaire, aussi importante que de sauver l’humanité toute entière. La Liste de Schindler est une liste de noms, une liste d’êtres humains. Chaque nom, chaque être, chaque vie vaut plus que tout.

Parfaitement documenté (on pense à la reconstitution du ghetto, à celle d’Auschwitz, aux trains de la mort, au signe fait par les paysans polonais, au processus d’entrée dans les douches des camps, à la police juive, à la barbarie allemande), La Liste de Schindler bénéficie d’une superbe image en noir et blanc qui souligne la volonté documentaire de Spielberg. La musique d’influence klezmer est poignante et illustre le drame en même temps que la survie du peuple juif, de sa culture, de son identité. Ralph Fiennes campe avec talent un personnage fort, un véritable nazi, intelligent, fin et pourtant complètement stupide, grossier et barbare jusqu’à l’absurdité. Il représente l’horreur nazie, la mort qui peut tomber sur les juifs, de partout, à tout moment, aux hasards de la volonté d’allemands aussi persuadés de l’infériorité juive (et refusant toutes les évidences contraires) qu’heureux de jouir d’un pouvoir illimité, se prenant pour des êtres supérieurs, des Dieux sadiques dont dépendent la vie et la mort.

Le film de Spielberg est énorme, entièrement habité par l’existence du peuple juif, la survie de ceux qu’on a essayé d’exterminer, qu’on a essayé de transformer en simple légende, comme le dit le SS Amon Goeth dans le film. La Liste de Schindler se termine sur la nécessité de la création de l’Etat d’Israël, la nécessité d’un foyer juif, d’une nation pour ce peuple sans Terre, peuple martyr, peuple détruit, peuple chassé, qui a besoin d’un lieu à lui pour se reconstruire.

La Liste de Schindler est un film énorme et pourtant, malgré l’attention portée par le réalisateur aux noms des survivants (jusqu’à faire défiler ceux-ci sur la tombe de Schindler à la fin du film), peu d’individualités ressortent de la masse des survivants juifs. C’est sans doute le plus grand échec d’un film qui traite pourtant avant tout de la valeur inestimable de la vie et des destins individuels. 3 heures n’étaient sans doute pas suffisantes pour l’ampleur et l’ambition du projet.

Steven Spielberg réalise cependant un film de référence sur la Shoah. Un film qui dit beaucoup de choses. Et si le réalisateur s’est laissé aller à sa tendance naturelle à la morale, effaçant quelques aspérités du personnage ou de l’intrigue pour mieux appuyer son propos (sans pour autant dénaturer l’histoire ou cacher les pires mesquineries dont est capable l’être humain), c’est qu’il ne livre pas qu’un document : La Liste de Schindler est un acte de mémoire mais aussi un pamphlet pour une certaine idée de l’humanité dans laquelle chaque individu compte par dessus tout, dans laquelle chaque individu donne de sa vie pour les autres individus. C’est aussi un pamphlet en l’honneur du peuple juif et de son identité, ineffaçables.

Note : 8/10

La Liste de Schindler (titre original : Schindler’s List)
Un film de Steven Spielberg avec Liam Neeson, Ben Kingsley et Ralph Fiennes
Drame, historique – USA – 3h15 – 1993
Oscars 1994 du meilleur film, du meilleur réalisateur (Steven Spielberg), du meilleur scénario adapté, de la meilleure photographie, de la meilleure musique, des meilleurs décors et du meilleur montage, Golden Globes 1994 du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario, 7 BAFTA 1994 dont meilleur film et meilleur réalisateur.

Rabbit Hole

Après Moulin Rouge et The Hours, Nicole Kidman décroche avec Rabbit Hole sa 3ème nomination pour l’oscar de la meilleure actrice. Et on ne peut pas nier qu’on a plaisir à la revoir dans un vrai rôle de cinéma. Il manque pourtant un petit grain de folie ou de passion pour rendre le drame palpable. Le scénario, trop lisse, accouche d’un film un peu pâle.

Synopsis : 8 mois après la mort de leur fils, Howie et Becca essaient de s’en sortir, lui grâce à des groupes de soutien, elle en effaçant les souvenirs les plus envahissants.

Rabbit Hole - critiqueOn reconnait ici la sensibilité de John Cameron Mitchell. Comme dans Shortbus, il parle de la solitude, de la difficulté à communiquer, à rencontrer l’autre, à soulager l’autre. Il y a dans les deux récits la même sobriété, la même douceur, la même amertume, l’envie de trouver une solution, par exemple au sein de groupes de partage.

Mais dans Rabbit Hole, le réalisateur s’est contenté d’une histoire très classique (le deuil pour deux parents de leur petit garçon renversé par une voiture huit mois plus tôt) et s’est presque effacé derrière.

Si le film est touchant par moments, il reste trop refermé sur lui-même pour trouver le spectateur. Comme le couple dont il raconte l’hisoire, Rabbit Hole semble bloqué dans un mutisme agaçant qui ne nous permet pas d’adhérer à un scénario par ailleurs assez banal.

Il manque la folie communicative, la dérision et l’exubérance de Shortbus pour que Rabbit Hole soit vraiment une expérience forte. En leur absence, il ne reste qu’un mélo certes habile, mais ordinaire.

La plus belle surprise du film est la petite bande dessinée qui lui donne son nom. Elle est amenée dans le film avec finesse, tout comme le personnage qui la crée. Et si l’idée qu’elle représente n’a rien de foncièrement original ni de forcément vrai comme le fait croire le film (les univers parallèles trouvent ici une justification scientifique erronée, à savoir le caractère infini de l’univers, qui n’est clairement pas démontré par la science), elle offre à la mère endeuillée l’espoir d’un ailleurs où elle est heureuse, et au spectateur une illustration assez jolie d’une idée aussi poétique que pas totalement impossible.

Il manque cependant à ce film sur le deuil le petit plus qui en ferait un film différent, peut-être une présence accrue de son auteur. En l’état, on ne peut que rêver à un univers parallèle où Rabbit Hole serait un grand film.

Note : 4/10

Rabbit Hole
Un film de John Cameron Mitchell avec Nicole Kidman, Aaron Eckhart et Dianne Wiest
Drame – USA- 1h32 – Sorti le 13 avril 2011

Little Big Man

Après Le Lauréat et Macadam Cowboy, Little Big Man est le film qui achève de faire de Dustin Hoffman une icône du renouveau du cinéma américain des années 70. Ce western sans héros égratigne les mythes du far west américain dans une succession de scénettes inégales, entre indignation et résignation.

Synopsis : Agé de 121 ans, Jack Crabb se souvient de son passé au temps de la conquête de l’ouest, entre son éducation par des cheyennes et son retour parmi les blancs.

Little Big Man - critiqueLittle Big Man est un western iconoclaste qui ridiculise l’idéal américain de la conquête de l’ouest. D’une part, le film dénonce le génocide des indiens en montrant le massacre des hommes, des femmes et des enfants par des blancs imbus de leur puissance et avides de domination et de violence. D’autre part, il détruit le mythe du cow-boy : celui-ci est parfois un alcoolique paranoïaque, parfois un vantard, parfois un imbécile sûr de lui.

Les dévots ne sont que des hypocrites soumis à des besoins sexuels d’autant plus omniprésents qu’ils se les interdisent. La prostituée a perdu son grand coeur, il ne lui reste que ses désirs lubriques, toujours plus puissants. Et les dévots et les prostituées ne sont d’ailleurs que les deux faces d’une même pièce. Quant à la famille protectrice, elle s’effondre vite devant la loi du chacun pour soi, tout comme l’esprit d’entreprise : le self-made man est en fait un voleur.

Dans cet univers mensonger, Jack Crabb passe par toutes les phases. D’enfant blanc orphelin il devient jeune guerrier indien plein de courage, de là il se transforme tour à tour en jeune religieux modèle, en charlatan professionnel, en légende de la gâchette, en commerçant marié, en soldat américain, en papa indien et même en mâle dominant d’une famille de quatre soeurs sexuellement insatisfaites.

L’histoire de Jack Crabb, c’est l’histoire de l’Amérique revisitée et mise à mal. De nombreux symboles constitutifs de l’identité américaine sont tournés en dérision : le conquérant d’un nouveau monde, le libre entrepreneur, l’homme bon et religieux, le guerrier intelligent et solitaire. Jack Crabb est tous ces hommes à la fois et pourtant il ne sera jamais meilleur que quand il sera cheyenne. Little Big Man est un film grave et pourtant léger, souvent drôle. L’indignation, partout présente, se transforme souvent en résignation devant un monde et des hommes qui ne tournent pas ronds. Little Big Man prend le parti qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer.

La succession de vignettes est aussi la limite du film : les multiples vies de Jack transforment son histoire en un pot-pourri d’expériences drôles mais finalement anecdotiques. Little Big Man a une fâcheuse tendance à tourner ici et là au film à sketches. Pourtant, de ces aventures se dégagent quelques personnages forts (le chef cheyenne, l’ennemi de Jack qui fait tout à l’envers, le charlatan qui perd une partie de son corps à chaque nouvelle apparition) et quelques moments marquants (l’horrible massacre de la famille cheyenne de Jack, l’attaque du convoi et de sa femme par des indiens ou encore le « départ » raté du chef et la vie qui s’obstine). Et un fort étonnement devant ce qui fut sans doute la réalité de l’ouest : des mesquineries, des violences et des antihéros qui ont été sanctifiés avec le temps. Un univers brutal et insensé mis forcément en regard du XXème siècle, l’histoire étant contée par un Jack Crabb de 121 ans et le film ayant été tourné pendant la guerre du Viêt-Nam.

Note : 5/10

Little Big Man
Un film d’Arthur Penn avec Dustin Hoffman, Faye Dunaway, Martin Balsam et Chef Dan George
Western – USA – 2h19 – 1970

Sucker Punch

Zack Snyder a toujours livré des trips visuels hallucinants. C’est encore le cas ici, mais on regrette le scénario passionnant de Watchmen. La narration sophistiquée de Sucker Punch est vite répétitive et le propos, démesurément ambitieux, sonne pourtant creux.

Synopsis : Enfermée contre son gré, Babydoll pousse quatre autres jeunes filles à s’unir pour échapper à leurs ravisseurs, au prix d’une guerre contre des créatures fantastiques.

Sucker Punch - critiqueLe talent plastique de Zack Snyder n’est plus à démontrer. L’esthétique de l’image de Sucker Punch est grandiose, entraînée par une bande son rock bien choisie : le film offre alors quelques clips visuellement détonants.

Dans ce monde hostile et glauque, seule son imagination permet encore à l’héroïne Babydoll de lutter. Zack Snyder propose alors un trip mystique dans l’imaginaire de la jeune fille grâce à un pot-pourri d’heroic fantasy, de mythologie japonaise et de jeu vidéo.

Là où ça cloche, c’est que le scénario semble être simplement un prétexte pour filmer des scènes de combat certes hallucinantes, mais sans grand enjeu narratif. On assiste donc la plupart du temps à un spectacle pas désagréable mais souvent écervelé et bientôt répétitif, la faute aux codes du jeu vidéo, complètement respectés.

On passe donc d’un niveau à un autre sans avoir bien compris l’utilité réelle de ces combats si ce n’est récupérer les objets et terminer le jeu. Les différentes couches narratives, qui font penser à Brazil, sont intéressantes mais n’ont que trop peu d’interaction les unes avec les autres, si ce n’est lors de la mission qui échoue, dans laquelle enfin le film se permet de télescoper les différentes réalités de manière jouissive.

Et le scénario se termine sur des révélations inégales. Le monde imaginaire aurait des répercussions sur la réalité (pourquoi pas) mais surtout la réalité serait elle-même comprise dans l’imaginaire, comme l’indique l’apparition finale du sage en conducteur de bus. Et là, on n’est pas du tout convaincu. Plus habile : l’héroïne ne serait pas celle qu’on croit. Pourquoi pas. Vu la construction du film et le manque de profondeur des personnages secondaires, on se demande quand même si les autres filles ont l’étoffe nécessaire pour que ce dernier twist soit crédible. La réponse est encore une fois non.

Les idées sont sacrifiées sur l’autel de l’esthétique et Sucker Punch est un film joli, qui voudrait dire beaucoup mais qui ne dit finalement pas grand chose. Reste le spectacle, pop, geek, death et sexy.

Note : 3/10

Sucker Punch
Un film de Zack Snyder avec Emily Browning, Abbie Cornish et Jena Malone
Fantastique – USA – 1h50 – Sorti le 30 mars 2011

Priest

Patchwork d’influences hétéroclites, entre roman graphique, comic, manga, western, film d’arts matiaux asiatiques et univers post-apocalyptique, Priest a bien du mal à se trouver une personnalité propre. Résultat : un film pas désagréable mais sans saveur particulière.

Synopsis : Dans un monde ravagé par des siècles de guerre entre l’homme et les vampires, un prêtre guerrier se retourne contre l’Eglise afin de sauver la vie de sa nièce.

Priest - critiquePriest évolue entre les univers très codifiés de la fiction post-apocalyptique et du western. Le ton solennel pourrait virer à la parodie mais le rythme imposé et la musique omniprésente font frisonner le spectateur plus d’une fois.

Les combats (et le principe des prêtres) sont calqués sur ceux d’Equilibrium, le scénario n’est pas très inventif, les familiers sont une bonne idée qu’on aurait aimé voir plus développée. Quant à l’Eglise toute-puissante, elle permet au film cette jolie phrase « A quoi bon la foi si c’est un mensonge? ».

Le véritable sujet de Priest semble être le mal-être des prêtres devenus inutiles. Ces personnages doivent paradoxalement attendre ce qu’ils redoutent le plus, le retour des vampires, pour espérer retrouver une vie digne d’intérêt. Leur inadaptation au monde normal fait forcément penser à celle des jeunes soldats qui reviennent de guerre, traumatisés à vie et rejetés par la société qu’ils ont défendue.

Malgré ces quelques idées, Priest est un film simpliste et baroque, qui aime à cultiver les clichés qui marchent (voix graves, hommes invincibles, bêtes féroces et rapides, répliques minimalistes qui semblent venir tout droit d’un western spaghetti).

Et ça fonctionne effectivement : le spectateur est remué dans son fauteuil et suit sans s’ennuyer les aventures de ce preux chevalier. Pour autant, il manque à Priest consistance et spécificité pour ne pas être vite oublié.

Note : 2/10

Priest
Un film de Scott Charles Stewart avec Paul Bettany, Karl Urban, Cam Gigandet et Maggie Q
Fantastique – USA – 1h27 – Sorti le 11 mai 2011